La redscale dans tout ses états

La pellicule redscale est une de mes pellicules préférées. C’est pourquoi je vous propose un panel de ce que j’ai pu réaliser et tester avec différentes pellicules de ce type.

La redscale est une pellicule très intéressante de par son rendu unique. En effet, aucune autre pellicule n’est capable de fournir une telle chaleur colorée. La redscale propose aussi esthétiquement parlant , un aspect vieilli, une sorte de relation à quelque chose d’ancien. Malgré tout, elle peut se révéler très contemporaine selon les sujets et les expositions choisis.

Lomography redscale 100, 120 et 35mm

C’est une des premières pellicules de ce type que j’ai pu tester. Elle propose un rendu chaud, voir même flamboyant. Elle réagit très bien avec des appareils comme le Lubitel mais beaucoup moins bien avec Miss Diana. Bien que j’ai réussi de belles photos au Fisheye, avec cette pellicule et mon Diana, je crois avoir perdu bien 3 rouleaux avant d’obtenir ce que je voulais. C’est pourquoi ce couple Diana/redscale 100 me semble toujours comme quelque chose de totalement improbable.
Sa version 35mm est beaucoup plus facile à utiliser et propose un rendu couleur plus étendu, elle a tendance à virer au rose si vous l’utilisez à un ISO 50.

Photos réalisées au Diana F+ Tori Amos Limited, objectif fisheye
Crédits: jaybees80

Photos réalisées au Lubitel 166, Olympic Édition

Photos réalisées au Zenit E

Lomography redscale XR 50/200, 120 et 35mm

Voilà une pellicule beaucoup plus intéressante de par sa largesse colorimétrique selon la puissance ISO à laquelle on l’expose. Elle peut avoir un rendu flamboyant, comme devenir vert, bleu ou rose. Pour faire simple, si vous l’exposez à 200 ISO (soit sa force maximale), vous aurez un rendu orange/jaune/noir. Au contraire, si vous choisissez de baisser vos ISO à 100 ou 50, votre colorimétrie oscillera entre rose, bleu vert, bleu, ou parfois jaune (non flamboyant) si le temps s’y prête.

Photos réalisées au FED5, Zenit E, Lomo LCA+ Russia Day

Le Xprocess sur une redscale

Mon 1er test de croisement sur une redscale a eu un rendu que je n’ai plus jamais obtenu. Je pense qu’il est dû à un problème de chimie. Malgré tout, ce rendu psychédélique est plus qu’étonnant.

Photos réalisées au Semflex, Lomo redscale XR 50/200, 120

Le process E6 a mieux fonctionné sur le 35mm. En effet, à l’inverse d’un process habituel en C41, la redscale a perdu ici, toute sa flamboyance au profit de tons beaucoup plus froids, comme le vert et le bleu. Je constate aussi que la colorimétrie est beaucoup plus tranchée et sélective quand on croise ce type de pellicule.

Photos réalisées au Zenit E

La Rollei Redbird, la perfection incarnée

La Redbird reste mon top 10 dans les redscales, elle donne vraiment un rendu magnifié. Ces tons sont très chauds, la balance des couleurs est intéressante. Je dirais même qu’elle propose quelque chose d’irréel. Toutefois, si vous développez vous-même vos pellicules, je vous recommande d’utiliser pour cette pellicule la chimie C41 de Rollei. Attention une petite chose à savoir quand on fait cela soi-même, la redscale salit très vite les produits. Donc utilisez des produits en milieu de vie ou dédiés entièrement à ce type de pellicule.

Photos réalisées au LCA+ Russia Day

Night Bird et ses conditions spécifiques

La Rollei Night Bird est une redscale à 800 ISO. Elle est vendue comme étant conçue pour des conditions de prise de vue, ou la lumière n’est pas idéale. Je l’ai testée pour la première fois durant le concert symphonique de Tori Amos, à Bruxelles en Février 2012. Le rendu n’était pas celui que j’espérai, des tons très rouge, un noir très profond, des teintes violacées (qui ont leur charme, mais qui n’étaient pas prévues) sûrement dues au fait que la pellicule a collé dans la cuve de développement.

J’ai retenté plus tard cette pellicule, mais de jour, toujours avec mon LCA. Le rendu est joli mais ne me convainc pas. En effet, je trouve que la Night Bird assombrie beaucoup ce que nous prenons en photo. Elle appartient à une esthétique bien particulière basée sur une sorte d’envers du noir et blanc, en rouge et noir. Elle peut être intéressante effectivement de nuit ou dans des conditions de lumière non optimales.

Pour finir, je n’abandonne pas l’idée de trouver un moyen de tirer partie de cette Night Bird. Comment ? Je ne le sais pas encore. Je regrette assez la mode de la Redscale faite soi-même, même si certains en font des choses grandioses. En effet, la Red Bird semble être rupture de stock depuis un bon moment. Va-t-elle discontinuer du fait ?
Il m’en reste deux rouleaux que je n’ose utiliser pour le moment de peur qu’ils soient les derniers.

écrit par jaybees80 le 2013-06-27 dans #équipement #review #redscale #xpro #rollei-nightbird #rollei-redbird #lomo-redscale100 #lomo-redscale-xr50-200

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