Paris dans l’œil de Laurent Tixador avec le Diana Baby 110

Le photographe Laurent Tixador a exploré Paris avec un Diana Baby 110 et une pellicule Color Tiger 110 en poche. Il a été séduit par la simplicité d'utilisation de notre appareil argentique miniature, les couleurs et le grain offerts par la pellicule. Laurent a ainsi capturé une série d'images très cinématographiques teintées de nostalgie. Nous nous sommes entretenus avec le photographe pour connaitre ses sources d'inspirations et son rapport à l'analogique. Découvrez ses réponses sans plus attendre.

Photos prises par Laurent Tixador avec le Diana Baby 110 et la pellicule Lomography Color Tiger 110.

Bonjour Laurent ! Pour commencer, pourrais-tu te présenter à nos lectrices et lecteurs ?

Je m'appelle Laurent Tixador, j'ai 23 ans et j'habite à Paris. Je travaille dans la production cinématographique et je suis également photographe. Je suis très cinéphile et c'est cette passion qui est ma plus grande inspiration pour la photographie.

Quelle est ton histoire avec la photographie argentique ?

J'ai découvert la photographie argentique quand j'étais petit, avec les appareils photo jetables que nous avions pour les vacances en famille. Plus tard, lorsque j'étais en école d'audiovisuel mes parents m'ont offert mon premier appareil argentique et cela a tout changé, j'ai l'impression de n'être plus jamais revenu au numérique depuis. La pellicule est génératrice d'accident, de défauts, les bonnes images se calquent dans les accidents, dans un interstice entre mise en scène et naturel. Les photos deviennent quelque chose de nouveau au développement qui participe à la révélation d'une dimension de l'image qui nous avait échappé, une 3ème dimension de l'image que l'on ne contrôle pas, et c'est là que vont se nicher les émotions.

Photos prises par Laurent Tixador avec le Diana Baby 110 et la pellicule Lomography Color Tiger 110.

Tu prends régulièrement des photos à Paris, pourquoi aimes-tu photographier cette ville ?

Paris a toujours été inspirant pour moi, étant originaire du sud de la France, je suis arrivé à Paris à 21 ans. Toute ma vision de la ville a été construite par le cinéma, les livres, et les photographies, ainsi j'ai toujours eu une vision très romanesque de cette vie en ville. C'est peut être la ville la plus photographiée au monde et je trouve ça stimulant d'essayer de montrer des angles différents, des endroits cachés, des scènes plus inattendues. Et puis c'est une ville très cinématographique, et pour moi très romantique, donc il suffit de sortir dans une rue pour avoir l'impression de vivre une scène de film.

Comment s'est passé ton expérience avec le Diana Baby 110 ? Qu'est-ce qui te plait dans le fait de shooter avec un si petit appareil ? Est-ce que ton approche a été différente de quand tu photographies dans un format plus classique ?

Mon expérience avec le Diana Baby 110 a été très excitante car c'est un des rares exemples d'appareils, où l'on ne se préoccupe pas des réglages, il y a deux modes : sombre et jour, donc toute notre attention peut être portée au cadre et à l'instant. Ce qui stimule la spontanéité et qui pousse à dégainer l'appareil dès que l'on est témoin d'une scène intéressante, il suffit juste de déclencher ! La taille de l'appareil qui est absolument inédite, puisqu'il est plus petit qu'un jetable (!) m'a permis de l'amener partout avec moi cet été : à la plage, en festival, dans l'avion etc... Le fait que le viseur de l'appareil soit si petit nous rend curieux de regarder tout à travers lui, comme s'il changeait nos perspectives et rendait la vie plus facilement lisible.

Photos prises par Laurent Tixador avec le Diana Baby 110 et la pellicule Lomography Color Tiger 110.

Tu as expérimenté avec les surimpressions, qu'est-ce qui te plait dans cette technique ?

J'ai adoré le fait que cet appareil puisse permettre la surimpression car c'est un procédé que mes appareils habituels ne permettent pas mais qui me passionne. Pour moi la surimpression permet un nouveau langage, c'est un collage d'images qui donne un nouveau sens à celles-ci. Ce procédé évoque pour moi le cinéma, Godard, Truffaut. La surimpression déclenche des histoires chez celui qui regarde la photo, une histoire que le spectateur va se raconter lui-même, et cette histoire là pour moi elle est plus importante que la véritable, la réalité, chacun se crée son interprétation.

Photos prises par Laurent Tixador avec le Diana Baby 110 et la pellicule Lomography Color Tiger 110.

Qu'est-ce que tu as pensé du rendu de la pellicule Lomography Color Tiger 110 ?

La pellicule Lomography Color Tiger 110 m'a énormément surprise en termes de rendu, je ne m'attendais pas à un tel grain, de telles couleurs. Elle donne à chaque scène une teneur nostalgique, j'ai eu l'impression de regarder des souvenirs de vacances des années 70, des films tournés en Super 8, elle convoque immédiatement des émotions du passé, de l'ordre de l'intime.

Des projets à venir dont tu aimerais nous parler ?

Oui j'aimerais prochainement sortir un shop en ligne pour proposer une sélection de photographies, avec différents formats. Donner une dimension tangible et physique à ces images que les gens découvrent via un écran, ce qui donnerait une vie sur le long terme à une photo, un aspect unique et limité, comme posséder l'original d'une œuvre qu'on aime.


Vous pouvez suivre Laurent sur Instagram.

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2022-09-27 #équipement #people #color-tiger #diana-baby #laurent-tixador

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