Les portraits délicats d'Alice Marie Brigitte avec la Potsdam Kino B&W 35 mm

Aujourd'hui, nous vous proposons de rencontrer la photographe Alice Marie Brigitte. Cette dernière a réalisé trois séries d'images envoutantes avec notre pellicule Potsdam Kino B&W 35 mm. L'occasion pour nous de lui poser quelques questions sur sa passion pour l'argentique et son rapport à la photographie en noir & blanc.

Photographies prises par Alice Marie Brigitte avec la pellicule Potsdam Kino B&W 100 35 mm. Modèle : Isabelle Billier.

Hello Alice, pourrais-tu te présenter à la Communauté Lomography ?

Je m’appelle Alice Marie Brigitte (ce sont mes vrais trois prénoms ahah). Je suis une passionnée de photographie ! J’y dépense beaucoup de temps, d’argent et d’amour ! Je suis aussi chercheuse junior (spécialité théâtre et politique) en codirection dans les université de La Sorbonne à Paris et Charles University à Prague, ce qui me permet d’être toujours entre les deux pays. Ces deux volets de ma vie sont très importants et se complètent parfaitement.

Quand as-tu commencé à t'intéresser à la photographie argentique ?

J’ai commencé en tant que modèle. J’ai posé et pose toujours pour des ami.e.s en m’interdisant pendant longtemps de pratiquer la photographie moi-même. En 2018, mon copain m’a offert un Nikon FM2 : le déclic ! J’ai ainsi commencé la photographie argentique en même temps que la photographie tout court. J’ai de suite adoré et adhéré ! Les moyens de créer sont multiples. Il y a à la fois une part de contrôle et une part de spontanéité, ce qui reflète ma personnalité à bien des égards. Depuis 2018, ma pratique n’a fait que s’amplifier ; je continue d’expérimenter beaucoup, même si je sais de plus en plus ce que j’aime faire.

Photographies prises par Alice Marie Brigitte avec la pellicule Potsdam Kino B&W 100 35 mm. Modèle : Laura Arduino.

Si tu devais ne retenir que cinq mots pour parler de ton univers artistique, quels seraient-ils ?

Mélancolique - Chorégraphique - Sensible - Réfléchi - Multiple

Tu réalises principalement des portraits, qu'est-ce que t'apporte cette pratique ?

J’aime travailler avec le vivant, et travailler le vivant pour le comprendre. Les personnes qui posent se mettent dans un état particulier que j’essaie de modeler davantage. Parfois, par exemple, je fais courir ou crier mes modèles avant de les prendre en photo, ou même pendant que je les prends en photo !
J’aime avoir un lien particulier avec les modèles que je prends en photo. J’ai du mal à prendre en photo des parfaits inconnus. Le peu de fois où j’ai eu l’occasion de le faire, j’étais déçue du premier shooting. Dès le deuxième, les photos étaient déjà bien meilleures. J’essaie toujours d’avoir au moins une vraie discussion avec les personnes avant un shooting pour comprendre comment leur univers et le mien peuvent se rencontrer.

Photographie prise par Alice Marie Brigitte avec la pellicule Potsdam Kino B&W 100 35 mm. Modèle : Laura Arduino.

Peux-tu nous en dire plus sur les séries de photographies que tu as réalisées avec la pellicule ?

J’ai réalisé trois séries avec la pellicule dans trois ambiances très différentes :

En premier, j’ai réalisé une série de portraits de ma mère sur les falaises à Kriel dans la lumière naturelle d’un ciel nuageux. Je suis originaire de la côte picarde. J’entretiens un lien émotionnel assez fort avec la mer et les falaises. C’est un endroit qui m’inspire beaucoup, où j’aime me retrouver seule. J’y fais très régulièrement des séries de photos et souvent des autoportraits. Ces paysages de littoral sont très récurrents dans mon portfolio ; j’espère d’ailleurs que ça n’est pas trop redondant ! Dans cette série en particulier, je dessine implicitement un parallèle entre les liens familiaux remués, houleux par le passé mais finalement apaisés, et le paysage : la force de ses falaises qui résistent au temps et aux intempéries, la souplesse des lignes de ces géants rocheux qui s’inscrivent dans l’horizon autant qu’elles le dessinent et enfin fragilité de ces points d’appui qui s’effritent au gré du vent iodé.

Sur la deuxième série, on peut voir des portraits d’une amie d’enfance, qui est comme une sœur pour moi. Cette fois, j’ai voulu tester la pellicule en plein soleil, dans un champ de fleurs sauvages blanches afin de jouer avec le bokeh de perdre la modèle parmi les fleurs en retrouvant un univers bucolique et onirique.

Enfin, pour la dernière série, c’était en intérieur, en lumière artificielle dans ma salle de bains. C’est un projet que j’avais en tête depuis longtemps : travailler avec la texture et les contours d’un draps blanc mouillé et sculpter les portraits autour et à l’intérieur de ce tissus, qui devient une seconde enveloppe corporelle.

Photographies prises par Alice Marie Brigitte avec la pellicule Potsdam Kino B&W 100 35 mm. Modèle : Isabelle Billier.

Peux-tu nous parler de ton rapport à la photographie en noir & blanc ?

J’ai commencé la photo en faisant principalement de la couleur. Depuis quelque temps, je la délaisse peu à peu, sans l’abandonner, mais mon esthétique a évolué et je me retrouve maintenant davantage dans le noir & blanc. Désormais, lorsque je fais de la couleur, je recherche des tons froids presque ternes.
Je trouve que le noir & blanc fait ressortir davantage les émotions. Les couleurs peuvent amener le regard à se concentrer sur certains détails du décor, de la tenue ou même du visage qui ne sont pas centraux dans mon intention.
Par exemple, je demande à mes modèles d’être le plus naturel.les possible, sans maquillage, ou très peu. La couleur peut faire ressortir les rougeurs de la peau, les « imperfections » passagères, ce qui peut être très intéressant !, mais, dans ma démarche, je préfère m’intéresser à l’émotion exprimée par le ou la modèle, sans que l’attention soit détournée vers ces détails inutilement bavards à mon goût.

Quel appareil, objectif, filtres ou autre accessoire as-tu utilisés pour tester la Potsdam Kino ?

J’ai utilisé mon appareil fétiche, celui que j’emmène absolument partout : Nikon FM2. Comme objectif, j’ai utilisé principalement mon Zenitar 50mm macro, qui donne un bokeh légèrement tournant que j’adore.

Photographies prises par Alice Marie Brigitte avec la pellicule Potsdam Kino B&W 100 35 mm. Modèle : Emma Flehoc.

Qu'est-ce que tu penses de la pellicule Potsdam Kino ?

Je l’ai utilisée dans trois lumières très différentes pour tester quelque peu ses atouts/faiblesses. De manière générale, j’aime vraiment beaucoup ses rendus doux. Elle donne une belle texture aux clichés. J’aime notamment que son grain soit présent sans être envahissant. Je la trouve particulièrement intéressante en lumière naturelle forte. Sur les photos réalisées dans un champ de fleurs, elle a donné une atmosphère onirique, presque magique.

Une autre pellicule Lomography que tu aimerais tester ?

Même si j’ai dit plus haut que je me tournais de plus en plus vers le noir & blanc, je serais assez curieuse de tester la LomoChrome Metropolis pour les teintes froides aux contrastes forts qu’elle semble proposer ! De même, je suis très intriguée par la Fantôme Kino 8 ISO, je n’ai jamais shooté avec un ISO aussi bas !

Photographies prises par Alice Marie Brigitte avec la pellicule Potsdam Kino B&W 100 35 mm. Modèle : Laura Arduino.

Quels sont tes projets à venir ?

J’ai plusieurs séries en tête, notamment une sur mes cauchemars qui est en cours de réalisation et un projet aux contours encore un peu flous sur un mélange de danse contemporaine et de photographie. Affaire à suivre…


Pour voir plus de photographies prises par Alice Marie Brigitte, rendez-vous sur sa page Instagram.

La pellicule Potsdam Kino est à retrouver en 35 mm et 120 sur notre boutique en ligne.

écrit par florinegarcin le 2021-08-04 dans #people #potsdam-kino

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