Eliot Japy : Balade au bord de mer avec la Potsdam Kino B&W

Nous avons confié notre pellicule Potsdam Kino 120 à Eliot Japy, jeune photographe parisien très prometteur. Découvrez sa passion pour l'argentique, notamment le développement, ainsi que ses impressions sur notre pellicule noir et blanc !


C’est la première fois que tu apparais sur notre Magazine, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Je m’appelle Eliot Japy et je suis étudiant en deuxième année en photographie aux Gobelins à Paris.

À quel âge as-tu commencé la photographie ? Qu’est-ce qui te plaît dans la photographie argentique ?

J’ai débuté la photographie à 14 ans et je me suis très vite intéressé à l’argentique. J’ai vite découvert les joies et les frustrations du développement et du tirage à la maison. Je trouve que l’argentique a quelque chose de magique et d’artisanal que le numérique a perdu. Le nombre de vue limité, le développement dans le noir et les odeurs de chimies, le tout mêlé à la peur que quelque chose se passe mal et de tout perdre rendent pour moi l’argentique très précieux.
De plus, j’aime énormément le tirage argentique, je tire mes films argentiques ainsi que mes images numériques sur papier baryté à l’aide d'un procédé numérico-argentique.

© Photos prises par Eliot Japy avec la pellicule Potsdam Kino B&W 120.

Est-ce que tu as des thèmes ou des sujets préférés lorsque tu prends des photos ?

Mmh pas vraiment, je dirais que cela dépend de beaucoup de choses, la pellicules utilisée, les saisons, les personnes avec qui je suis.

Tu as récemment fait des photos avec notre pellicule Potsdam Kino B&W, quelles ont été tes impressions ?

J’ai beaucoup aimé la large gamme de gris de la Potsdam, plus particulièrement dans les hautes lumières où la plage dynamique est la plus importante. La Potsdam a une sensibilité de 100 ISO, étant donné que je la shootais en hiver, j’avais peur qu’en cas de mauvais temps je ne puisse pas shooter tranquillement. J’ai donc décidé de la pousser à 200 ISO, et cela n’a rien enlevé à la finesse du grain en 120 (6x6). J’aime beaucoup shooter en noir et blanc car je trouve que l’œil du spectateur se concentre plus sur la composition et la géométrie de l’image, les couleurs ne viennent pas distraire l’œil.

© Photos prises par Eliot Japy avec la pellicule Potsdam Kino B&W 120.

Peux-tu nous parler de ton inspiration pour ces photos ?

Cette série d’images a été réalisée en une après midi sur la plage de Dieppe. J’ai eu la chance de profiter du soleil d’hiver. J’ai laissé ma balade guider mes photos en déambulant sur la plage et dans la ville. J’ai souhaité isoler le sujet dans le carré 6x6 du moyen format, pour réaliser ces compositions minimalistes avec de grands espaces vides.

Peux-tu nous expliquer ton procédé de développement et de scan ?

J’ai développé moi-même la pellicule, j’ai utilisé du Kodak T-Max RS pour le révélateur. J’aime beaucoup la partie du développement dans le processus argentique car je trouve que c’est à ce moment là que tout se joue, un problème de chimie ou de temps de développement et les photos shootées ne sont plus qu’un lointain souvenir, mais cela fait partie de la magie de l’argentique !

Je n’ai pas eu de souci au développement. Après cela, direction la salle de scan ou de tirage ça dépend des jours. Pour mes scans, j’ai la chance de pouvoir utiliser le scanner de mon école, un Imacon, mais ce n’est pas toujours le cas. En confinement, je me suis mis à scanner avec un 5DS au dessus d’une table lumineuse avec mes films entre deux plaques de verre. Je scanne en négatif puis je convertis ensuite en positif sur Lightroom avec NegativeLabPro. J’aime beaucoup cette partie de « développement numérique », le rendu des images se joue en grande partie à ce moment là, c’est une étapes très importante pour moi.

Est-ce que tu as des conseils à donner aux amateurs de photographie noir et blanc ?

Je sais que le meilleur conseil que j’ai reçu est d’expérimenter encore et encore. Il y a des milliers d’expérimentations possibles, autant au niveau des pellicules, du développement, du tirage, du format de l’appareil, ou même du scan. Je ne pense pas qu’il y ait de limite à l’expérimentation, et l’expérimentation argentique noir et blanc a la chance d’être relativement accessible. Pour moi, il faut tout tester.

© Photos prises par Eliot Japy avec la pellicule Potsdam Kino B&W 120.

Un prochain produit Lomography qui t’intrigue et que tu aimerais essayer ?

Beaucoup de produits m’intriguent chez Lomography ! Il est dur de choisir un produit plus qu’un autre haha. Les films couleurs tels que la LomoChrome Metropolis et les pellicules Lomography 400 et 800 sont assurément des films que j’essayerai. Et sinon, il y a le LomoGraflok 4x5 que j’aimerais beaucoup essayer !

Est-ce que tu peux nous parler de tes futurs projets ?

Je travaille en ce moment sur des portraits à la chambre 4x5 avec du film Noir et Blanc, à quand un film Lomography au format 4x5 ? ;)


Nous remercions Eliot Japy pour avoir partagé ses photos et ses impressions avec nous. Retrouvez Eliot sur son compte Instagram et son Site.

Retrouvez la pellicule Postdam Kino B&W sur notre Boutique en Ligne. Du moment où vous mettez une nouvelle cartouche dans votre appareil, jusqu'au moment du séchage de vos tirages : consultez le guide de la Potsdam Kino ici.

écrit par justinebyrd le 2021-01-28 dans #équipement #people #lieux #photographie #noir-et-blanc #pellicule #argentique #dieppe #eliot-japy

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