@carcinome en voyage avec le Lomo LC-Wide

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Membre de la la Communauté Lomography, @carcinome est parti deux mois en solo l'été dernier en Amérique du Sud. Il a parcouru le Brésil, le Chili, la Bolivie et la Patagonie accompagné de son Lomo LC-Wide. Nous lui avons posé quelques questions pour en savoir plus sur son voyage, ses aventures sur place et, bien entendu, ses photos argentiques qui nous font nous évader !

Crédits: carcinome

Hello @carcinome, pourrais-tu présenter à la Communauté ?

Bonjour à tous ! Je m'appelle Morgan, j'ai 30 ans, j'habite à Paris où je suis interne des Hôpitaux.

Depuis quand es-tu photographe ? Et Lomographe ?

J'ai commencé d’emblée par la photographie argentique fin 2012 un peu par hasard et pour faire plaisir à ma copine : à l'époque j'étais un étudiant fauché, je n'avais pas de quoi prendre de photo, elle non plus, même nos téléphones portables étaient des antiquités tout juste bons à envoyer des sms. Bref, elle était frustrée de ne pas avoir de photo de nous, du coup elle m'a offert pour Noël un appareil La Sardina. J'ai commencé à prendre des photos et ça m'a vite plu mais je n’avais pas énormément de temps avec les études... J'ai vraiment commencé à m'intéresser à la photo en 2017 avec un LC-Wide et un réflexe Pentax ME Super, depuis je passe pas mal de mon temps libre à faire des photos, tester de nouveaux appareils, pellicules, mais toujours pas de photographie numérique.

Crédits: carcinome

En regardant les photos de ta LomoHome, on se dit immédiatement que l'on a affaire à un aventurier. La photographie t'est-elle indispensable quand tu voyages ?

C’est difficile d'être un aventurier avec le tourisme de nos jours, en tout cas je ne prétends pas l'être. J'aime voyager peu importe les conditions, et j'ai la chance de pouvoir le faire.
Je pense qu’avec le temps la photographie a pris plus de poids dans mes voyages. Pas encore au point de devenir le motif même du voyage, mais j’ai pu me rendre compte cet été que ne pas pouvoir prendre de photo était très frustrant, que je pouvais difficilement m’en passer.

Crédits: carcinome

Tu es parti deux mois en solitaire en Amérique du Sud l'été dernier, pourquoi avais-tu envie de faire ce voyage ?

J’avais besoin d’une pause dans mon cursus, l’idée a mûri depuis plusieurs années. Sans remettre en question les choix que j’avais fait jusqu’à présent, je désirais faire quelque chose d’autre transitoirement. J’ai donc pris une disponibilité de 6 mois en mai. L’envie de voyager est venue naturellement, tout comme la destination. Mon séjour au Pérou il y a 2 ans m’avait motivé pour revenir sur le continent pour une durée plus longue. Le fait de comprendre un peu l’espagnol et de voir des paysages uniques et très différents, des plages paradisiaques au Brésil, l’Altiplano ou les reliefs escarpés de Patagonie à clairement entériné le projet.

Crédits: carcinome

Peux-tu nous parler un peu plus de cette incroyable expérience ?

Bien sûr. J’ai fait le choix de commencer par le Brésil. J’appréhendais un peu le départ, être seul dans un pays qui suscite beaucoup de réaction sur la sécurité me laissait perplexe… Finalement, mon arrivée à Rio de Janeiro s’est bien passée, je n’ai eu aucun souci pendant mon voyage. Les rencontres avec les locaux et les autres voyageurs se sont faites le plus naturellement du monde et rapidement j’ai fait le tour de la ville. Après Rio, les destinations se sont enchaînées à un rythme soutenu. Paraty, Ihla Grande dans l’état de Rio puis direction le Nordeste avec señor Bob -un pote de fac- avec l’idée de rejoindre Fortaleza depuis Sao Luis en traversant le parc national des Lençois Maranhenses, un désert de dunes blanches et de lagunes interdunaires. Un itinéraire connu comme « la route des émotions ».
Après 1 mois de pérégrination au Brésil, retour au voyage en solo et direction le nord du Chili avec comme objectif l’Altiplano Andéen. Passage à San Pedro de Atacama pour l’acclimatation puis départ pour la Bolivie et Uyuni. Enfin, le moment arrive rapidement de se rendre à la dernière destination. Après beaucoup d’hésitation et contre les avertissements sur les conditions météo en Août, j’ai décidé d’aller en Patagonie. Je n’ai pas été déçu, découvrir cette région pendant l’hiver austral a été le coup de cœur de mon voyage, avec en point d’orgue, les quelques jours passés quasiment seul dans le parc de Torres del Paine.
Je ne sais pas ce qui m’aura le plus marqué pendant ces 2 mois. Les rencontres avec les locaux, Boliviens et Patagoniens en tête, mais aussi les autres voyageurs, notamment pas mal de Français. Les paradoxes de Rio, tantôt sauvage, encerclé par la jungle, tantôt métropole urbanisée et bruyante grouillant de vie dans ses quartiers luxueux comme dans ses favelas. La frivolité et l’hédonisme d’Ihla Grande, la blancheur du sable des Lençois et la limpidité de ses lagunes. La faune et la flore de l’altiplano ainsi que l’authenticité des lieux en Patagonie. Des maisons en bois et en tôle rouillée des petits restaurants et bars de pêcheurs où aurait pu se croiser Hemingway et London.

Crédits: carcinome

Pourquoi as-tu choisi d'embarqué le Lomo LC-Wide toi ? C'est un bon compagnon de route ?

Habituellement j’aime voyager léger : je prends juste un réflexe à focale fixe – pour le voyage un Minolta X 700 que je venais d'acheter pour remplacer mon Pentax- et un compact grand angle. Depuis 2 ans j'avais mis un peu de côté mon LC Wide au profit du LCA 120, mais l'idée de prendre des pellicules 120 sur 2 mois dans des conditions de voyage parfois précaires ne me satisfaisait pas, surtout si l'un des 2 appareils tombait en panne. Accessoirement, j'avais besoin de discrétion pour faire de la photo de rue, notamment au Brésil où je n'avais pas spécialement envie d'attirer l'attention.
Mon bon vieux LC Wide à rempli parfaitement son rôle, voir plus que ce que j'attendais... Je me suis aperçu en début de voyage en recevant des tirages d'Islande que le réflexe que je venais d'acheter avait des problèmes d'étanchéité au niveau du dos du boîtier. Résultats : la majorité des photos inexploitables à cause des fuites de lumières... J’ai fais une réparation de fortune au niveau du dos et ai surtout opté pour le LC Wide. À la fin du voyage en Patagonie j'ai aussi eu le droit aux piles déchargées dans le réflexe alors qu’elles étaient neuves et en oxyde d'argent, mais les passages à -15 en Bolivie et -5 en Patagonie ont eu raison de leur longévité, contrairement au LC Wide, toujours fonctionnel... Bref plutôt satisfait de son aspect rustique et de sa résistance à toute épreuve !

Crédits: carcinome

À ton avis, pourquoi est-ce qu’on continue à faire de l’argentique aujourd’hui?

Il doit y avoir autant de raison que de photographe. Personnellement c'est le rendu final, ce grain qui donne aux photos un côté organique, sensuel et l'expérience photographique, cette incertitude constante jusqu'au résultat, qui me pousse à continuer l'analogique.

Et nous sommes curieux, quelles sont tes prochaines destinations de voyage ?

Justement ! Je suis en train d’écrire ces dernières lignes dans l'avion qui me dirige vers le Japon. J'ai pris notamment une pellicule Postdam Kino, on va voir le résultat !

Crédits: carcinome

Merci @carcinome d'avoir pris le temps de nous parler de ton voyage et de partager tes photos avec nous ! Retrouvez plus de photos de Morgan sur sa LomHome et son Instagram

écrit par florinegarcin le 2019-11-21 dans #équipement #people #lc-wide #berlin-kino #carcinone

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2 commentaires

  1. frenchyfyl
    frenchyfyl ·

    Wow!

  2. carcinome
    carcinome ·

    @frenchyfyl :)
    Merci à Florine et Lomography pour l'article !

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