Emma Burlet : portraits en moyen format avec la pellicule Potsdam Kino

Emma Burlet est une photographe installée à Lille. Elle est également directrice de la photo pour Spleen Factory, un collectif qui publie un magazine, crée des vêtements et des objets, développe des projets d'expositions, et propose des services en production d'évènements et en direction artistique. Nous avons confié à Emma quelques rouleaux
de notre nouvelle pellicule noir et blanc Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino avec lesquels elle a réalisé des portraits candides. Découvrez, tout en lisant les mots d'Emma, ses photos argentiques moyen format prises avec un Mamiya 645 et faites des rencontres photographiques à la simplicité et à la spontanéité envoutantes.


Hello Emma, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

Hello, donc je suis Emma, j'ai 25 ans et je suis photographe/vidéaste et je suis née sous le signe du Lion. J'ai quitté Paris l'année dernière pour m'installer à Lille, c'est un choix qui me permet d'avoir plus d'espace pour travailler sur les projets que je concrétise à Paris.

Tu es directrice de la photo pour Spleen Factory, peux-tu nous en dire plus ?

J'ai rencontré Pierre, le directeur créatif de Spleen Factory, parce que ma meilleure amie lui roulait des pelles en soirée. Je les ai trouvés super beaux, lui et son mec, et on s'est revus pour prendre un verre. J'ai rejoint l'équipe quelques temps après avoir collaboré avec eux en tant que photographe pour des éditos mode. On s’est tout de suite très bien entendus, tant humainement que créativement. Mon travail pour Spleen tranche assez avec ma pratique habituelle, c'est mon côté jeune ado mélancolique désaturée qui s'exprime.

Sam & Hugo, étudiants en art par Emma Burlet. Photos prises avec un Mamiya 645 et la pellicule Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino

Quand et comment est-ce que tu as commencé à faire de la photographie ?

C'est difficile à dire car j'en ai toujours un peu fait même si c'était d’abord une pratique beaucoup plus naïve (pour illustrer mes Skyblogs par exemple). Disons que j’ai réellement commencé vers 18 ans en photographiant mes amis quotidiennement, avec des appareils jetables ou des toy cameras.

Quel a été ton premier appareil ?

Je ne pense pas que c'était vraiment mon premier, mais mon père m'a offert un canon AE-1 quand j'avais 19 ans. Je l'ai beaucoup aimé. Aujourd'hui il repose au cimetière des appareils cassés, où beaucoup d'autres l’ont rejoint.

Photo prise par Emma Burlet avec un Mamiya 645 et la pellicule Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino

Tu as aussi une pratique vidéo, qu'est-ce que cela t'apporte de différent ?

Le rapport avec les gens. Quand je les filme, ce n'est pas une image que je capture mais plusieurs, ça fait donc beaucoup moins peur et permet un rapport plus décomplexé. C'est d'ailleurs pour ça que j'adore extraire des images de mes vidéos. Au montage, je peux saisir une expression parmi d'autres, "l'instant décisif" comme on dit en photo. Je suis d’ailleurs une folle du montage, ça me fait rentrer dans une sorte de transe.

Sam & Hugo, étudiants en art par Emma Burlet. Photos prises avec un Mamiya 645 et la pellicule Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino

À ton avis pourquoi est-ce que l'on continue à prendre des photos argentiques et à filmer en analogique aujourd'hui ?

Je pense que vu qu’aujourd’hui on est habitués à tout avoir tout de suite, la pratique argentique nous redonne un peu de structure. On est beaucoup plus limités dans le nombre de prises de vues, à cause du coût. Ça force peut-être à se concentrer sur l’essentiel ? Personnellement, ça m’importe beaucoup que mes photos soient matérialisées d’une certaine façon, c’est beaucoup plus facile selon moi de comprendre comment une image se retrouve sur un négatif que sur une carte sd.

Il y a bien sûr un effet de "mode" incontestable autour de l’esthétique analogique dans la mode ou la pub par exemple - ça va même jusqu’à créer de fausses planches contact Kodak avec des images numériques - mais à part ça, si cet effet de mode peut relancer la production et faire baisser le prix du film, je trouve ça cool !

Sam et Marine, créatrice de la marque Gamme Blanche par Emma Burlet. Photos prises avec un Mamiya 645 et la pellicule Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino

Qu'est-ce que tu fais quand tu es en manque d'inspiration ?

Je ne pense pas que ça me soit déjà arrivé, je suis plutôt du genre à me remettre brutalement en question ou à me démotiver, et pour contrer ça en général je me mets un gros coup de pied aux fesses et je shoote, je shoote, je shoote.

Tu as testé notre nouvelle pellicule Potsdam Kino 100 ISO. Peux-tu nous parler de ton approche de la photographie en noir et blanc en général ?

C'est amusant que l'on m'ait proposé de tester la Potsdam Kino 100, car je fais quasi-exclusivement de la couleur. Ça m'a cependant donné envie de m'y mettre doucement.

Lucile, Gérante du restaurant le Touloulou et graphiste par Emma Burlet. Photos prises avec un Mamiya 645 et la pellicule Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino

Quel appareil, objectif, filtres ou autre accessoire as-tu utilisé pour tester ce film Kino ?

J'ai utilisé mon Mamiya 645 avec un 50 mm F2.8.

Pourrais-tu nous en dire plus sur les photographies que nous présentons aujourd'hui dans cet article ?

Pour être honnête, le fait de devoir shooter du film en noir et blanc m'a quelque peu causé du souci ! Je ne savais pas trop comment aborder cette pellicule. J’ai donc décidé de prendre mon appareil avec moi et de shooter les gens que j’ai rencontré à Lille, tout simplement.

Hicham et Victoire, Barman / Barmaid et étudiants par Emma Burlet. Photo prise par avec un Mamiya 645 et la pellicule Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino

Et qu'est-ce que tu as pensé de la Potsdam Kino 100 ISO format 120 ?

J’ai adoré son côté "polaroid" noir et blanc !

Des projets à venir ?

Je termine actuellement mon premier projet documentaire avant de m'envoler deux mois pour Mexico City !

Ghaith, ébéniste Made in Chineur, par Emma Burlet avec un Mamiya 645 et la pellicule Lomography B&W 100/120 Potsdam Kino

Retrouvez le travail d'Emma Burlet sur son site internet et son Instagram.

écrit par florinegarcin le 2019-07-13 dans #news #people #kino #emma-burlet #potsdam-120

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