Premières Impressions sur la pellicule B&W Potsdam 100 : Anaïs Lalitte

Anaïs Lalitte, photographe et co-créatrice de la Edyfis Agency, nous invite à découvrir ses clichés pris avec la pellicule Lomography B&W Potsdam Kino 100 ! Habituée des pellicules colorées, ce test fut l'occasion de découvrir une autre face de sa pratique photographique, ainsi qu'une nouvelle pellicule dont l'artiste nous parle dans cet entretien.

Photos prises par Anaïs Lalitte avec la pellicule Potsdam Kino 100 ISO.

Bonjour Anaïs et bienvenue sur le magazine Lomography ! Pourrais-tu te présenter à nos lecteurs ?

Anaïs, 27 ans. Je suis co-créatrice d’une agence de booking artistique dans la musique : Edyfis Agency et suis productrice d’événements sur Paris. Je combine ça avec ma passion pour la photo, que j’essaye d’exploiter le plus possible.

Tu as testé notre nouvelle pellicule Potsdam Kino 100 ISO. Peux-tu nous parler de ton approche de la photographie en noir et blanc en général ?

Pour être sincère, je fais peu de photos en noir et blanc. En tout cas en ce moment - c’est par période, selon mon humeur, je trouve les photos en noir et blanc très dramatiques et nostalgiques. J’ai une préférence pour les jeux de couleurs. J’ai bien aimé le rendu un peu « gris noir » de la pellicule Potsdam Kino.

Quand as-tu commencé à prendre des photos argentiques et pourquoi continues-tu à en prendre aujourd'hui ?

J’ai commencé l’argentique un peu par hasard il y a 3 ans. Je partais vivre à Berlin et j’ai trouvé dans les placards de mes parents un compact. J’ai fais beaucoup de numérique plus jeune mais quelque chose ne me plaisait pas. J’ai compris plus tard avec l’argentique, que j’aimais la notion du souvenir : développer une pellicule et voir réapparaître après quelques semaines ou plus, des lieux, des rencontres, des détails que j’avais oubliés. J’ai cette obsession du souvenir. L’argentique c’est aussi cette relation si particulière entre un boîtier et vous. Intime et presque sensuelle. La manière dont vos doigts s’approprient et s’agrippent à l’appareil, bougent avec l’appareil ; la manière dont l’appareil retranscrit en image ce que vous voyez avec votre œil. Le résultat est souvent surprenant, inattendu, ou bien même décevant.
J’aime aussi l’idée que l’argentique vous rend patient : on s’applique à cadrer, à étudier chaque détail.

Quel appareil, objectif, filtres ou autre accessoire as-tu utilisé pour tester notre nouveau film ?

J’ai utilisé un boîtier Canon FTB avec un objectif 50 mm. Un de mes premiers boîtiers dont je ne me lasse absolument pas.

Photos prises par Anaïs Lalitte avec la pellicule Potsdam Kino 100 ISO.

Pourrais-tu nous en dire plus sur les photographies que tu as prises avec notre nouvelle pellicule ?

Tout se passe à Marseille, ma ville de cœur. Ces photos résultent d’une balade vers la Joliette, écouteurs dans les oreilles, et grand soleil. Quand je photographie une ville, Je peux être très vite attirée par que je trouve laid ou absurde. Ici, la nature mise à la poubelle, la nature qui se rebelle au milieu du béton, les buildings sans âme qui se veulent imposants...

Qu'est-ce que tu as pensé du nouveau Potsdam Kino 100 film ?

Les contrastes sont forts. Ça donne un ton catastrophique, de fin du monde que j’aime bien. Juste avant un déluge, quand où est calme. Ça se coordonne bien avec le rendu que je souhaitais.

Quels sont tes projets pour 2019 ?

En 2018, j’ai principalement photographié ce qui se passe la nuit - c’était en cohérence avec mon parcours pro. Les émotions se ressentent, les gens se lâchent et s’expriment d’avantage que le jour. C’est quelque chose que je n’ai jamais envie de cesser de photographier.
Cette année,
J’ai envie d’expérimenter des projets plus personnels, qui seront surtout des portraits.
Je voudrais partir cet été faire un road trip dans les villages français et donner de la visibilité à des régions, des gens qui l’on voit trop peu.
J’ai plein d’envie, je suis dissipée, j’ai envie d’expérimenter.
J’ai aussi envie de continuer à ne pas retoucher mes photos, hormis parfois les contrastes. J’aime la photo nature, tel qu’elle est sortie.
Aujourd’hui on vit dans un monde, où on a l’obsession de la modification, de tout embellir. Moi ce que je trouve beau, c’est la réalité.

Photos prises par Anaïs Lalitte avec la pellicule Potsdam Kino 100 ISO.

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