JB de Super! partage ses clichés de festivals pris au Simple Use Film Camera

La saison des festivals n'est pas tout à fait terminée ! JB de Super! partage ses clichés d'été pris avec le Simple Use Film Camera dans une interview riche en musique et pleine d'amour pour l'analogique !


Bonjour JB et bienvenue sur le magazine Lomography ! Peux-tu te présenter rapidement à nos lecteurs ?

Hello ! Bien sûr, je travaille chez Super! à Paris, je m’occupe, entre autre, de la programmation du festival Cabourg Mon Amour (dont sont tirés pas mal des photos) et du Festival Biarritz en été. Je suis aussi tourneur (je m’occupe de trouver des dates en France pour des artistes allant des Allah Las à The Black Madonna) et je bosse sur pas mal d’autres festival où je vais pour voir mes groupes. Je suis aussi « chanteur » dans Soleil Vert. Ah et je fais des sites internet entre minuit et deux avec ma meuf ! Je vous ai parlé des réparations d’ordi ? Je sais plus...

L'aube / La mer / L'Impératrice / Djavidou / Fishbach / Baywatch

Tu travailles chez Super!, peux-tu nous en dire plus sur cette agence ?

L’agence a 11 ans maintenant, j’étais signé avec mon premier groupe Nelson (enfin disponible en streaming d’ailleurs !) chez eux à la création de la boite et avec le temps j’ai fini par y bosser et développer d’autres groupes. On s’occupe du Pitchfork Music festival à Paris, de RBMA, du Trabendo, de la prog musicale des nocturnes de la Fondation Vuitton, des soirées découverte des Inrocks aux Bains tous les mois, de Villette Sonique… et le cœur de métier reste le booking de pas mal d’artistes, des plus gros (Disclosure, Bon Iver) aux plus petits (Stella Donnelly, You Man).

Peux-tu nous raconter ton histoire avec la musique ?

Elle commence par Pink Floyd dans l’appart de mon père et RFM dans la voiture de ma mère. Ensuite j’ai découvert pas mal de choses via mes différents groupes, du garage avec The Parisians, du rock indé à l’electro avec Nelson et plus récemment de la pop française avec Soleil Vert. Après mon boulot aujourd’hui consiste à être en veille permanente sur tout ce qui se fait musicalement en France et à l’étranger donc je passe un temps fou à découvrir des nouveaux groupes et à essayer de les amener à jouer en France.
Je voyage pas mal aussi et je vais à chaque fois chiner des vinyles dans des petits disquaires en leur demandant de me faire une sélections d’artistes du coin. Je me retrouve du coup avec un collection ultra éclectique de musique brésilienne, libanaise, canarienne, cambodgienne. C’est ce que j’écoute le plus chez moi.

Muddy Monk / Pépite / L'Impératrice / L'amour / Mall Grab et HAAi / Dream Wife

Et ton histoire avec la photographie ?

Elle est intimement liée à la musique, aux pochette et aux livrets d’albums, aux tournées...photos de groupes, de clubs, noctambules, fêtards, mais aussi la route et le voyage. Je n’aime pas les poses, j’aime l’idée que l’appareil photo soit invisible. C’est l’effet de surprise qui me plait le plus au final. Ce coté presque punk dans la gestion de l’appareil, pas de réglages. Forcement j’aime l’idée que la photo soit imparfaite. C’est ce qui lui donne du relief selon moi.

Quel était ton premier appareil photo ?

C’était un jetable, j’avais 8 ans, j’ai pris que des photos de vaches et de paysages ! Je me suis fait engueuler par ma mère ensuite, parce qu’il n’y avait aucune photo de moi. Je les ai encore d’ailleurs.

Bruxas / Chez Jones / Fnac Live / Le tracteur / Motel Service / Muddy Monk

A ton avis, pourquoi il y a un retour à l'analogique dans les domaines de la musique comme de la photographie ?

Je pense qu’il y a un trop plein. Les gens entassent des milliards de photos inutiles dans leurs téléphones, disques durs en pagaille, ordi ou en ligne. C’est ridicule. C’est comme la musique. Je crois que le plus grand risque du streaming est la musique sans fin. J’aime qu’un album se finisse et ne s'enchaine pas automatiquement avec un autre. J’aime l’idée qu’il faille prendre le temps de changer de face. De se lever. J’aime tout autant qu’une pellicule se termine. Qu’il y ait un début et une fin. C’est le principe de raconter une histoire.

Le Simple Use Film Camera t'a accompagné pendant cet été. Comment s'est passé la cohabitation ?

Bah pas mal, je retrouve encore un peu de sable à chaque fois que je change la pellicule (déjà 4 fois par appareil). J’en avais un couleur et un noir et blanc. J’aime bien l’idée qu’il ne soit pas précieux, qu’il puisse trainer au fond d’un tote bag ou dans mes poches. Je le prends partout avec moi du coup. J’ai commencé à m’en servir sur Cabourg Mon Amour, puis je m’en suis servi sur Fnac Live, Biarritz en été, la Route du Rock et un mariage normand !

Jimothy Lacoste / Mon caviste, son cousin et Lion's Drums / The Black Madonna / Danny Terreur / Pépite et le guitariste de Clara Luciani / Le shot corner

Est-ce que tu as une photo préférée parmi celle que nous montrons aujourd'hui ?

Sur les photos de Cabourg, j’ai voulu prendre principalement les artistes en dehors de scène. Le festival est vraiment tout petit donc avant leurs sets ou après leurs concerts les artistes sont dans le public à boire des coups, à regarder d’autres concerts ou à parler avec des festivalie.rs.res. Le cadre du festival appelle ce truc très détendu. C’est ce que j’ai voulu capter. J’aime beaucoup la photo noir et blanc des deux gars qui s’avancent en hurlant et mangeant un sandwich. Je n’ai absolument aucun souvenir de l’avoir prise.

Quels sont tes projets pour cette rentrée ?

Je suis de retour du festival ADE à Amsterdam et j’enchaine sur le Pitchfork Festival Paris. Assez impatient d’aller courir les salles pour Avant Garde, la partie découverte du festival 2 jours avant l’événement principal. Sinon je suis pas contre des vacances à nouveau !

2018-10-25 #people

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