L'univers stellaire de Eleonore Wismes capturé au Daguerreotype Achromat

2017-05-06

L’univers de notre nouvelle Lomo Amigo Eleonore Wismes est onirique, stellaire, délicat. C’est un voyage dans des espaces ouverts, des scènes épurées, des paysages magiques. C’est une célébration de la beauté de la jeunesse, couronnée d’étoiles, d’arcs-en-cieux d’aquarelle et de paillettes.

Capturée avec le Daguerreotype Achromat, cette série nous plonge dans le monde enchanté d’Eleonore.

Nom : Eleonore Wismes
Site : eleonorewismes.com
Instagram : Eleonore Wismes
Appareil : Nikon FM2
Objectif : Daguerreotype Achromat

Hello Eleonore, peux-tu te présenter en quelques mots à nos lecteurs ?

Hello! Je suis Eléonore Wismes, je viens de la Baule, je suis à Paris depuis quelques années pour faire de la réalisation et de la photographie. En attendant de repartir vivre au bord de la mer!

Si tu devais décrire ton univers et tes photos en 5 mots, quels seraient-ils ?

rêve - émotion - espace - histoire - imaginaire

Tu réalises aussi des films, raconte-nous quelle est ton histoire avec le film et la photographie. Quand et comment est-ce que tu as commencé à faire de la photographie ? Quel a été ton premier appareil ?

Mon premier appareil photo et caméra est mon premier portable. Je sais même plus ce que c’était. Mais je me rappelle que tu pouvais prendre une photo et enregistrer un son de 10sec dessus. Je dis ça pour rire, mais c’est vrai qu’avec ma sœur on s’amusait beaucoup à faire des photos/vidéos/montage avec… sauf que le résultat était une catastrophe.
Mais ça fait très longtemps que je rêve de faire des films, à partir du soir où j’ai vu à la télé Edward Scissorhands, de Tim Burton. J’écrivais beaucoup de petites histoires. Et petit à petit, j’ai vu ça comme un besoin.

J’ai toujours fait un peu de photo, surtout en voyages avec mon copain. On se photographie mutuellement. Mais cela fait quelques mois que je me lance concrètement dedans à côté. La photo me permet de réaliser toutes mes idées quotidiennes. Le film est un processus plus long…

Parle-nous un peu sur cette série, quelles ont été tes inspirations pour le shooting ?

Cette série rassemble un peu plein d’inspis d’autres séries de photos que j’ai en tête depuis des mois. Au niveau du make up, du lieu, des tenues… J’ai rencontré Laura (Dossal - make up) il n’y a pas longtemps sur un projet perso. On s’est tout de suite bien entendu. Je savais qu’elle pouvait exactement comprendre ce que je voulais. Pareil pour Marion du label d’images Bonheur Permanent. On a toutes les mêmes inspirations! Pour ma part, je dirai que j’ai voulu rajouter un pic d’émotion et de magie dans un simple quotidien.

Si tu devais mettre une bande originale ou une chanson à cette série, quelle serait-elle ?

Je dirai la playlist de reverberationradio. C’est la musique qui passe en boucle à la maison et sur laquelle je travaille.

Et si tu devais mettre une bande originale à ta vie ?

Il y en a tellement mais les deux qui ont vraiment marqué ma vie sont "Fairy Dance" du film Peter Pan (un film qu’on regardait pratiquement tous les deux jours à une période avec ma soeur… J’en rêvais toutes les nuits) ou la bande originale de Edward Scissorhands (Le premier film qui m’a fait vouloir raconter des histoires, imaginer des mondes… j’ai envie de pleurer à chaque fois que je l’écoute et ça me donne envie de me laisser tout imaginer… Tim Burton…)

Est-ce qu’il y a des photographes ou des artistes qui ont marqué ton œuvre et ta vision du monde ?

Bien sûr. Tim Burton, Steven Spielberg, Stanley Kubrick principalement. Ces trois là m’ont donné 3 claques avec Edward Scissorhands, Duel, Orange Mécanique. En plus de leur génie, leur façon de travailler, leur motivation, volonté et imagination. Après, tous les artistes m’inspirent à partir du moment où ils arrivent à exprimer exactement leur message. C’est beau de voir un artiste qui semble

Un livre qui t’a marqué ?

L’enfant Interdit, de Margaret Haddix Peterson. Magnifique. C’est l’histoire d’un petit garçon vivant dans un monde qui interdit aux familles d’avoir plus de 3 enfants et il est le troisième de sa famille. Il n’a donc pas le droit de vivre. C’est son histoire.

Plus dernièrement, ce sont les livres de Pierre Rabhi. Un des mecs les plus conscients que j’ai pu lire et écouté.

Quelle est ta démarche quand tu prends des photos ? A quoi penses-tu quand tu shootes ?

Quand je prends des photos, je pense surtout à la lumière. Je ne travaille qu’en lumière naturelle et donc c’est important de s’adapter au soleil : son intensité, sa couleur, sa direction… Il raconte déjà plein d’histoires à lui tout seul. Donc je m’en sers pour raconter la mienne.

Comment décrirais-tu ton expérience avec le Daguerreotype Achromat ?

J’ai adoré shooter avec le Daguerreotype Achromat ! Il est difficile à manier au niveau de la mise au point, mais il y a une multitude de choses à faire avec. 10 jours c’est pas assez ahah. Je ne savais pas du tout si mes photos allaient être floues ou bien exposées etc… Mais justement, c’est ça le jeu. Ce que je trouve fascinant, c’est les formes d’étoiles qui apparaissent dans les flairs de lumière…

Qu'est-ce que ce type d'objectif peut apporter à une photo et plus globalement à la pratique de la photo ?

Il peut apporter plein de choses en fonction de ce que tu veux raconter dans ta photo. Mais c’est principalement ce côté onirique, cette douceur. Ca te donne envie d’aller plus loin dans ton imagination. C’est ça le principal dans une photo, pas simplement appuyer sur le bouton mais l’histoire que tu veux raconter. Cet objectif y contribue encore plus qu’un simple autre.

Pour quels types de shooting recommanderais-tu l'objectif ?

Je le recommanderai pour des shootings avec beaucoup de lumière avant tout. Je l’ai aussi utilisé pour un shooting de lingerie et le résultat est top. Le rendu de la peau est très beau, très doux.

Quels conseils donnerais-tu aux photographes pour utiliser cet objectif ?

Mon principal conseil est d’avoir une cellule avec soi. Sinon, bonne découverte !

Et quels conseils donnerais-tu à ceux qui débutent la photographie argentique ?

Tester tout, pratiquer, même si le résultat n’est pas le même que l’idée imaginée. Parfois, on peut avoir de belles surprises et donc ton imagination s’ouvre à de nouvelles idées que tu pouvais pas imaginer… ahah

Une dernière question : pourquoi dit-on « film is not dead » ? Qu’est-ce qui nous pousse toujours à shooter en argentique ?

Parce que c’est la base de la magie de l’image. Déjà la magie de capturer la lumière, la magie de voir le résultat ensuite, l’attente. Il faut savoir laisser une part d’imagination à ceux qui t’entourent dans les projets, et ton meilleur partenaire c’est ton appareil. Parfois il imagine mille fois plus de choses que toi.

Merci beaucoup et à très bientôt Eleonore !

CREDITS
Models : Sema @sematawi de @cover.paris.models et Claire Française @claire_francaise
Mua : Laura Dossal
Photographe : Eleonore Wismes
Stylisme & Production : Bonheur Permanent
merci à : Le Haras du bois courtin
Fashion designers : Coralie Marabelle & Dailynue

écrit par Maria Teresa Neira le 2017-05-06 dans

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