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The Road Rarely Traveled : l'aventure de la Tundra

Au coeur des villes, l'hiver doit être subi même si la vie continue. Alors que dans nos contrées sauvages, le monde tout entier semble gelé, nous laissant ainsi capturer des moments uniques.

Photo de kevinhodur

Un jour ensoleillé d’hiver sur les rives du Lac Supérieur : Seven Mile Point Beach

Parfois, même si tu sais exactement d’où tu viens, il est bon de changer de point de vue et d’imaginer une nouvelle perspective sur les paysages qui te sont familiés. La composition du monde peut évoluer du tout au tout en se décalant de quelques degrés.
Et la façon dont nous respirons, dont nous nous exprimons et dont nous pensons semble se figer dans le ciel, s’attardant au-dessus de nos têtes quand la nature est endormie. Nos appareils permettent de capturer tout cela, de ramener du ciel ces merveilleux instants gelés en les cristallisant sur la pellicule.

En milieu de journée, le soleil et les nuages jètent une chaleureuse lueur sur les rives du lac rappelant le crépuscule.

Dans les années 1990, j’utilisais régulièrement mon appareil photo (c’était un objet identique aux téléphones portables d’aujourd’hui, un accessoire que tu devais emporter dans toutes tes aventures). J’habitais alors dans l’Oregon. Un endroit merveilleux, s’il est possible de parler de la sorte. Il était possible d’aller à Vancouver pour le week-end pour prendre en photo les paysages ou se rendre à un match des Canucks.

La pluie et la brume, ces deux choses merveilleuses, me semblaient être de vieilles amies asises au bord de Tillamook ou Cannon Beach, regardant ces mases grises recouvrir l’étendue de l’océan.
Les lumières des quelques magasins et restaurants telles de silencieuses oasis invitaient le voyageur que j’étais à se réchauffer, à prendre un bon repas et à faire des rencontres.

US West, l’ancienne compagnie de téléphone de la côte Ouest et leur slogan “On vit mieux ici”. Ils avaient bien raison. Mon seul regret est de ne pas être resté plus longtemps, il est bien connu que la sédentarité prolongée n’est pas l’attribu principal de l’adolescence, et d’être retourné dans le MidWest.

Le phare faisant la garde contre les icebergs, nous rappelle où il est nous est possible d’aller.

Après avoir rapidement parcouru quelques unes des zones urbaines du MidWest, principalement Chicago, je suis allé jusque là-bas, l’endroit que je pense être le meilleur endroit du monde. Il y a quatre vraies saisons, dont des hivers que l’on trouve peu en Amérique. La ville dans laquelle j’habitais (qui habrite quelques milliers de résidants – vous ne penserez même pas que c’est une ville)était la troisième ville des Etats-Unis pour les chutes de neige avec une moyenne de 5m par an. Non, ce n’est pas une faute frappe ! Chaque hiver, six mètres de neige recouvraient la ville. Un bon paquet de cette neige provenait du fait que la ville est coincée sur une péninsule aux bors du Lac Supérieur.

Les étés sont incroyables, et je partagerai plein de photos prises à l’été et à l’automne pendant le courant de l’année. Mais els hivers ont tout de même quelque chose de spécial. Le paysage semble gélé sur place. C’est l’occasion de s’arrêter, de contempler le paysage et de penser à ce qui à de l’importance pour nous. Actuellement nous avons à peu près 1m de neige qui recouvre le sol, soit près de 5m pour cet hiver et nous savons bien que la neige ne partita pas d’un coup. Il en restara probablement jusqu’en mai ou juin.

Le monde devient bleu et blanc. Le ciel, le soleil et la neige recouvrent tout.

J’ai passé plus de temps sur la côte que dans les terres cet hiver, un sale rhume m’a empêché d’approcher mes skis autant que je l’aurais voulu. Ce qui est bien c’est que pas mal des photos que j’ai prises l’ont été à 150m du lac. C’est une perspective différente sur les terres différentes que ce que l’on a l’habitude de voir.
Parfois, c’est bien de changer de point de vue de cette manière.

Les icebergs sont parfois rejetés, échoués lorsque le lac gèle autour d’eux. Ils font le guet.

Bientôt, les montagnes de neige et de glaces rejoindront la mer en traversant la terre, une façon de restaurer l’équilibre. Alors nos pensées accompagneront nos aventures à travers un soleil sans fin et les rires, les larmes, la solitude, l’amitié de la vie pendant l’été. L’été durant lequel on revit. Pour l’instant, on réfléchit, on regarde et on attend.

Une porte d’entrée est une invitation au coeur de l’hiver. Un bon repas et les pieds au chaud.

L’été c’est uniquement la camp de base : se reposer, entreproser ses affaires.

Dans les dures journées d’hiver, il est important d’avoir de pouvoir compter sur ses amis pour se réchauffer après une journée passée dehors.

Photos et textes par Kevin Hodur.
Auparavant, il appelait “maison” la banlieue de Chigaco et Portland. Maintenant, Kevin vit et travaille comme écrivain dans la péninsule de Keweenaw dans le Michigan. Un autre épisode The Road Rarely Traveled le mois prochain avec les premiers signes du printemps : le doux réveil apportant la neige fondue et des touches de vert dans ce monde.

écrit par kevinhodur et traduit par roxaneq

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La version originale de cet article est écrite en : English.