Un moment avec Irvin Heller : l'interview

2017-02-27

Lomography Paris et Artazart s’associent pour organiser un safari photo organisé le 4 mars avec le directeur artistique et photographe Irvin Heller. Nous avons profité de cette occasion pour poser quelques petites questions à Irvin. Découvrez l'interview dans l'article et si vous avez envie de rejoindre l'aventure, inscrivez-vous dès maintenant mais dépêchez-vous car il reste quelques places disponibles !!

Bonjour Irvin, pourrais-tu te présenter à la communauté Lomography ?

Je m’appelle Irvin HELLER, j’ai 24ans et je suis directeur artistique et photographe. Je suis diplômé de l’ESAG PENNINGHEN depuis Juin dernier et passionné d’art et de photographie depuis mon plus jeune âge.

Peux-tu nous parler de ton travail photographique et de ton approche du noir et blanc ?

Je pratique la photographie depuis une dizaine d’années, mon travail porte un regard sur la ville et son rapport aux hommes et à la nature. J’accorde une importance toute particulière à la composition et au graphisme de mes images que je considère davantage comme un travail plastique que photographique, Je travaille également beaucoup sur des collages dans lesquels je « sample » mes photos.

Je cherche avant tout à créer des images fortes, picturales et graphiques à la manière d’une affiche ou d’une peinture. J’affectionne en effet particulièrement le Noir et blanc qui me permet de modifier ou d’interpréter la réalité, de grossir le caractère des sujets que je photographie et qui met exceptionnellement en valeur Paris, lui donnant sa lumière si particulière. Je pratique aussi la couleur dans nombre de mes travaux quand je cherche à mettre d’autres reliefs en valeur.

Qu'est-ce qui va t'inspirer ?

Je suis inspiré et passionné, au quotidien, par énormément de choses, notamment en lien avec l’art sous toutes ses formes ; aussi bien le cinéma que la peinture, le design, la musique ,les voyages, la mode et la photographie elle-même. Je suis en quête permanente d’inspiration et constamment en observation de ce qui m’entoure, recherchant toujours l’esthétique ou la force que dégagent des images ou des situations.

Quelle place occupe la photographie dans ton quotidien ou dans ton travail ?

La photographie occupe une très grande place dans ma vie, c’est une véritable passion à laquelle je pense constamment. Je suis éternellement en recherche artistique et vis très souvent les situations du quotidien au travers de mon objectif, qui me quitte très rarement. Au-delà de cette passion, la photographie est aussi pour moi un métier que je pratique tant dans le cadre de la Direction Artistique, qu’en tant que photographe free-lance.

Et l'argentique dans tout ça ?

J'ai commencé la pratique de la photographie par le numérique, puis me suis essayé à l'argentique que j'aime aussi énormément car cette technique constitue aussi en elle-même une source d’inspiration. Finalement, ce qui m'importe le plus c'est l'image elle-même, peu importe la technique. Le numérique présente l’avantage de réaliser à moindre coût autant d'images que je souhaite, d’essayer, de se tromper, de recommencer, de faire des expériences en toute liberté….

Pour autant, je n’exclus jamais la possibilité d'utiliser l'argentique qui demeure l’essence même de la photographie.

Je suis éternellement en recherche artistique et vis très souvent les situations du quotidien au travers de mon objectif, qui me quitte très rarement.

Fort d'une formation en graphisme, tu édites également des livres. . Parle-nous de ton rapport à la matière et plus précisément au papier dans ton processus de création ?

Ma formation de graphiste m’est très bénéfique car elle me permet de mettre en valeur mon travail photographique à l’image du cadre pour une œuvre d'art.

L’édition est un médium qui m'intéresse énormément, et avec lequel j'ai envie d’expérimenter, que ce soit le contenu, les formes … Je considère le travail d'édition comme une partie intégrante du processus de création faisant pleinement partie de mon travail photographique.

Celui-ci existe physiquement grâce à ce support qui demeure le plus approprié pour apprécier ou comprendre une œuvre photographique. Le rapport avec le papier est fondamentalement lié à la photographie. C’est un support qui me passionne dans tous ses aspects (couleurs, textures, pliages…). Le choix de sa qualité me permet de travailler plastiquement les images, de renforcer leurs traits, leur portée.

Nous sommes fiers de te savoir avec nous pour l'atelier organisé le 4 mars. Comment vois-tu l'atelier et as-tu déjà commencé à réfléchir au livre que tu vas concevoir à la suite de la promenade photographique ?

Je suis également très heureux d'avoir l'opportunité de travailler sur ce workshop avec Lomography. Je pense que cet atelier sera un formidable terrain d'échanges et de rencontres qui m'apportera énormément à titre personnel et qui, je l’espère, sera aussi enrichissant pour les participants. J'ai effectivement commencé à travailler sur le projet des livres qui seront édités avec un soin tout particulier attaché à la mise en page.

L'objectif est pour moi d'offrir à chacun des participants un objet personnel et unique qu’il pourra s’approprier et le souvenir d’une journée de partage, de rencontres et de plaisir.

C'est une première je crois ? Pas trop stressé ?

Effectivement c'est une première pour moi, j’ai moi-même participé dans le passé à de nombreux workshop de photographie. Cette fois-ci, les rôles s'inversent mais je ne suis pas particulièrement anxieux, j’ai plutôt hâte de vivre cette journée d’échanges et de partage avec les participants puis de leur offrir un bel objet dont j’espère qu’ils seront satisfaits.

Comment conçois-tu un livre ? Parle-nous de la genèse d'un projet.

Lors de la réalisation d'un livre, je fonctionne par étapes. Je me concentre en premier lieu sur le concept en envisageant plusieurs options, en me posant des questions variées pour aboutir au choix d’un concept mettant au mieux en valeur le propos.

Dans un deuxième temps je réfléchis à la forme de livre, le façonnage, sa faisabilité technique, le choix des papiers, du format…La troisième étape est celle de la conception de la maquette, du chemin de fer. Je travaille le plus souvent ma mise en page sur le logiciel InDesign. Puis enfin, je me rends chez l’imprimeur avec lequel j'ai l'habitude de travailler pour la réalisation du livre, que j'assiste dans les moindres détails. C'est le moment crucial et excitant de l'édition car certains choix peuvent encore être modifiés à ce stade, avant la sortie de l’édition finale.

Qu'est-ce que tu préfères dans l'édition ?

La partie qui me passionne réellement est le lien entre la conception formelle, conceptuelle et la concrétisation de l’édition grâce au travail de papier, de mise en forme qui met en évidence le contenu.Mon objectif est d’essayer de créer des objets uniques, précieux , capables de susciter une émotion chez le lecteur.

Un dernier mot ?

Suggérer, c'est créer. Décrire, c'est détruire, Henri cartier bresson.

Le rapport avec le papier est fondamentalement lié à la photographie. C’est un support qui me passionne dans tous ses aspects (couleurs, textures, pliages…).

Il reste quelques places disponibles pour le workshop de samedi alors dépêchez-vous ! Rendez-vous ici pour en savoir plus ! Pour rappel, les participants se promeneront dans Paris avec un LC-A+, puis une sélection des photos sera éditée dans un livre d'artiste fabriqué à la main par Irvin Heller !

Pour 50€ tu pourras profiter de :

-1 safari photo sur les quais de Seine
-1 prêt de LC-A+ ou LC-Wide
-1 pellicule Lomography Lady Grey (noir&blanc, ISO 400)
-1 livre d'artiste fabriqué par Irvin Heller

écrit par mpflawer le 2017-02-27 dans

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