Chloé Vollmer-Lo : escale sur l'île de Lanzarote avec la pellicule argentique Lomochrome Turquoise

2017-02-13

Chloé Vollmer-Lo nous entraîne sur l'île de Lanzarote, une destination qu'elle connait bien puisque la photographe sillonne cet endroit magique près de deux fois par an depuis 5 ans. Si cet endroit n'a plus de secret pour elle, il continue de l'émerveiller et de constituer un espace d'entre-deux où fleurissent différentes atmosphères parfois radicalement opposées...Dans ses bagages, Chloé avait emporté cette fois-ci son cher appareil argentique Fed5B chargé d'une pellicule Lomochrome Turquoise. Elle partage avec nous ses souvenirs et bien sûr ses photos !

Photographe : Chloé Vollmer-Lo
Site web : chloevollmerlo
Réseaux Sociaux : Facebook, Instagram
Autres articles : Petzval 58 Bokeh Control, Daguerreotype Achromat Lens & Petzval 85
Appareil utilisé : Fed5B
Pellicule utilisée : LomoChrome Turquoise 35mm

Hello Chloé ! Comment vas-tu ?

Coucou ! Mais ça roule, et toi ? C’est cool, c’est l’hiver : le moment des grogs, des bouillottes, et du tri des archives photo. Et du coup, me voilà.

Bah nous allons aussi bien ! Un peu froid mais avec une bonne écharpe, on s'en sort pas trop mal. Alooors parle-nous de cette série.

Toutes ces photos ont été prises avec mon fidèle Fed5B, qui sent bon le vieux cuir et l’absence totale de cellule. C’est généralement le boitier qui m’accompagne en vacances, parce qu’il a l’allure de l’aventure, et que je n’ai pas trop peur de l’exposer au sable et aux embruns.

La série a été réalisée sur l’île de Lanzarote, où je me rends environ deux fois par an depuis bientôt 5 ans. C’est un lieu qui me fascine, avec sa nature pleine de caractère (voire carrément hostile), ses paysages à tomber par terre, ses plaines et ses montagnes lunaires, qui ne ressemblent à rien d’autre que je connaisse. C’est aussi un endroit où on passe en une seconde de grandes étendues désertes à des villages vacances dégueulant de touristes… Puis à des quartiers à l’abandon, à demi-construits mais jamais achevés, et envahis par les chats errants. La cohabitation de tous ces contrastes me fascinent.

En fait, à chaque fois que je m’y rends, j’ai l’impression d’aller en vacances sur une colonie martienne qui n’aurait qu’à moitié fonctionné. Et pour ces étranges paysages d’ocre et cyan, la pellicule LomoChrome Turquoise me paraissait on ne peut plus adaptée !

Que penses-tu de notre LomoChrome Turquoise ?

La première fois que je l’avais essayée, j’étais un peu méfiante : je ne voulais surtout pas avoir l’impression d’obtenir un effet facile qui gommerait l’exigence photographique. J’avais peur d’obtenir l’équivalent argentique d’un filtre photoshop un peu cheap. Alors, évidemment, au moment de récupérer mes images, j’ai été vraiment ravie du résultat (comme l’existence de ce post le laisse deviner, mais bon, je suis nulle en suspense !). Ce qui m’a le plus frappée, c’est la grande nuance du résultat obtenu. La conversion des couleurs n’est pas binaire du tout, elle est pleine de variations ultra subtiles, et les images sont très riches. On n’est pas du tout dans l’effet grossier, mais bien dans un procédé au rendu très organique. On redécouvre les textures, les veloutés, les dégradés… C’est un vrai bonheur, et ça me fascine.

Toi qui a essayé les deux émulsions, laquelle tu préfères et pourquoi ?

Je suis plus attachée au Turquoise, qui correspond peut-être davantage à la gamme chromatique que j’aime, de façon générale. J’ai trouvé que le Purple avait les défauts de ses qualités : les effets sont beaucoup plus variés d’une image à l’autre, ce qui enrichit le résultat, mais lui donne aussi une grande imprédictibilité. Impossible pour une control-freak comme moi. Mais je ne l’ai essayée qu’une seule fois, je ne garantis pas que je ne changerai pas d’avis à l’avenir ! En attendant, je suis bien plus à l’aise avec le Turquoise, instinctivement ça me correspond mieux.

Pour quelles situations recommanderais-tu cette pellicule argentique ?

Principalement pour du paysage ou de l’architecture, davantage que pour de l’humain. C’est une pellicule qui permet d’aller au-delà du simple « Oh c’est joli » pour révéler la spécificité d’un lieu, d’un paysage. En créant cet effet légèrement étrange, on fait un petit pas de côté, et on peut s’émerveiller ou s’étonner avec un œil neuf ! J’ai l’impression que c’est une pellicule particulièrement adaptée au beau temps, aussi, pour pouvoir révéler toutes les nuances de couleurs contenues dans le sujet.

Des nouveaux projets fous pour 2017 ?

Je compte reprendre ma série Souvenirs de Paris au printemps, et peut-être la clore à ce moment-là. J’espère aussi finir l’écriture de ma deuxième BD (que c’est dur !). Et sinon rien de concret, mais l’année est à peine entamée !

Une petite lecture/CD ou BD à nous faire découvrir ?

Ouii, une BD ! Le problème avec les femmes, de Jacky Fleming. Un petit bouquin illustré qui, avec un humour particulièrement incisif et grinçant, parle de l’invisibilisation des femmes dans l’histoire, notamment des arts. C’est ultra drôle, ça pose plein de questions, et ça commence comme ça : « Autrefois, les femmes n’existaient pas et c’est pour cette raison qu’elles sont absentes des livres d’histoire. Il y avait des hommes et, parmi eux, un certain nombre de Génies. Puis quelques femmes sont apparues, mais leur tête était si petite qu’elles étaient nulles en tout sauf en broderie et au croquet. »

Si ta série était une chanson, ça serait...

"Conquest of Spaces", de Woodkid. Pour le côté irrémédiablement bizarre, lumineux et inquiétant à la fois, et qui parle d’immensités mystérieuses qu’on voudrait bien explorer si on l’ose.

écrit par mpflawer le 2017-02-13 dans

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